« Plus qu’une course, un état d’esprit ! »

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Je plante le décor : nous sommes au mois de décembre à Genève au bord du lac Leman

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La température du lac est de , la température de l’air avoisine les 0° ! ! ! Dans quelques instants, 500 individus (500 fous) vont plonger dans le lac et le traverser sur 125m25. Très important les 0.25m …
Comment en sont-ils arrivés là ? Un pari perdu, un bout de pain tombé dans la fondue savoyarde ou encore un repas un peu trop arrosé. Bref, ils sont bien là et il y en même qui ont été refusé pour s’être inscrits trop tard. A mi-septembre les inscriptions sont déjà closes (participation limitée à 500 personnes et pas une de plus ! ! !), le club qui organise la traversée ne rigole pas avec la sécurité et le règlement. C’est ça la Suisse.
Et bien sûr j’y suis allé, et pas une, ni deux, mais 5 fois, et je compte bien y retourner.
On y participe de 2 façons : en compétiteur ou en humoristique. Je l’ai fait 2 fois en compétiteur mais les meilleurs souvenirs sont en humoristiques.
Pour cela, il faut trouver une bande de copains aussi fracassés que soi. Et j’en ai trouvé !

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Présentation de ces nageurs que l’on retrouvera souvent sur ce blog:
Alexandra de Paris, mon coach sur les bateaux lors de mes aventures et nageuse.
Cathy d’Alès, c’est comme ma sœur, toujours prête à tenter l’aventure quand il faut nager longtemps.
Alexandre d’Alés, le fils de Cathy.
François de Bordeaux, notre interprète, il est également Suisse J , et dès qu’il faut nager dans l’eau froide il est toujours présent.
Fabrice de Paris, son rêve : traverser le Lac Titicaca.
Laurent de Fernay, qui se fait toujours enrôler la veille lors de la fondue.

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Le rendez-vous à lieu à la piscine des Vernets. Une quarantaine de séries vont être appelées les unes après les autres toutes les 5mn pour rejoindre les navettes qui vont au lac avec une précision qui caractérise la Suisse. Dans la piscine chauffée, les nageurs se croisent, et c’est la ronde de ceux qui arrivent (ils ont nagé)tout excités et revigorés et de ceux qui partent en se demandant ce qu’ils font là. Pendant ce temps dans les vestiaires, tout le monde s’affaire aux préparatifs. Nous enfilons les déguisements préparés les semaines précédentes (on se décarcasse toujours pour trouver un thème original). Il y a un mélange d’excitation et d’inquiétude. Dans ces moments ce qu’il y a de bien, c’est que l’on se motive, on délire, on se marre quoi !

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Et puis c’est l’appel de notre série, on nous invite à monter dans une fourgonnette surchauffée qui va nous conduire au bord du Lac. Pendant tout le trajet, on fait du tourisme et on plaisante avec le chauffeur. (Je pense que les chauffeurs doivent avoir pas mal d’anecdotes à raconter sur cette épreuve). Arrivés au bord du lac, on nous fait un peu attendre dans la fourgonnette (même en Suisse, il peut y avoir du retard). Puis la porte s’ouvre et l’on entend : « vous pouvez y aller »…

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Au moment où nous posons les pieds sur le sol gelé, nous apercevons une foule de curieux (bien couverts eux) venus nous encourager et là, on se dit que l’on ne peut plus faire marche arrière. Frigorifiés, sous les applaudissements et les rires, nous courons vers le ponton de départ situé non loin du fameux jet d’eau (arrêté à cette date-là pour cause de gel). Là, nous attendent des sceaux accrochés à une ficelle. Ils sont là pour le rituel de cette coupe de Noël : s’arroser avant de plonger. Comme le ponton est trop haut, il est impossible de toucher l’eau et le sceau est là pour pallier à cette hauteur. Vous avez déjà essayé de vous jeter un sceau d’eau à 6° sur tout le corps en hiver ?

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C’est pas évident ! La solution, demander à ces petits copains de le faire pour vous. Et là c’est de l’eau froide (que dis-je, gelée) qui part dans tous les sens.
Une fois bien mouillés, le départ est donné et on se jette à l’eau. Le froid saisi tout le corps, on crie, on s’encourage mais en tout cas on rigole bien.

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La sensation, c’est à peu près la même que lorsque vous mangez une glace trop rapidement, ça vous prend à la tête. Puis après le corps s’habitue, et l’on profite de nos 125m et 0.25m pour nous amuser et rigoler toujours sous les applaudissements (François est le plus fort à cet exercice).

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Une fois arrivés, nous remontons prendre une boisson chaude et là en maillot alors que la température est de 0° nous n’avons plus froid. On savoure ce moment avec le public et nos supporters (femmes, maris, copains).

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Séance photos oblige. Puis nous remontons dans la fourgonnette destination la piscine. Là on nous remet la médaille souvenir, chaque année elle est différente, c’est un « collector ». Puis destination les vestiaires pour une bonne douche chaude qui paraît brûlante.
Cette journée ce finira, un peu comme pour les personnages d’une fameuse BD, autour d’un bon repas dans un resto où tous en cœur nous nous disons :

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